Début des négociations et interpellations à la veille de l’ouverture de la COP21

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Les délégués de 195 pays chargés de négocier un projet d’accord sur le climat ont entamé, dimanche 29 novembre, leurs discussions au Bourget, près de Paris, à la veille de l’ouverture officielle de la COP21.

Plus tôt dans la journée, et malgré l’interdiction de manifester édictée à la suite des attentats du 13 novembre, plusieurs milliers de personnes ont pris part à des rassemblements dimanche à Paris, et partout dans le monde dès vendredi, pour dénoncer « l’état d’urgence climatique ».

Les négociations ont débuté au Bourget

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et futur président de la COP21, s’est exprimé, dimanche au Bourget, après la minute de silence en hommage aux 130 morts des attentats du 13 novembre.

« La gestion de notre temps va être essentielle » et « il faudrait que chaque jour nous permette d’avoir des progrès », a lancé M. Fabius, aux chefs des 195 délégations réunis au Bourget pour une courte séance de travail.

« Je me permets de compter sur vous pour négocier et bâtir des compromis dès les prochaines heures. Si on voulait s’en remettre au pseudo-miracle de la dernière nuit, je crains que ce ne soit pas la bonne solution. »

 

Chaîne humaine et interpellations à Paris

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Malgré l’interdiction de manifester édictée suite aux attentats du 13 novembre, une chaîne humaine s’est tenue dimanche 29 novembre à Paris pour dénoncer « l’état d’urgence climatique » avant l’ouverture de la conférence pour le climat.

Une chaîne humaine s’est formée à la mi-journée le long du boulevard Voltaire, entre la place de la République et la place de la Nation. Avançant le chiffre de plus de 10 000 participants — la préfecture de police a décompté 4 500 participants —, les organisateurs ont fait part de leur satisfaction « vu le contexte actuel ».

Dans la foulée de ce rassemblement, plusieurs centaines de manifestants ont convergé vers la place de la République, où des affrontements ont éclaté avec les forces de l’ordre. Des manifestants se sont engouffrés sur l’avenue de la République, clamant « Etat d’urgence, Etat policier. On nous enlèvera pas le droit de manifester ».

Certains ont alors jeté des chaussures ou encore des bouteilles sur les CRS déployés en masse. D’autres ont jeté une barrière sur les policiers, qui ont riposté d’abord à coups de gaz lacrymogène puis ont chargé les manifestants qui ont ensuite reflué vers la place de la République.

L’Agence France presse (AFP) a noté quelques confrontations entre militants écologistes pacifiques et manifestants plus violents : les premiers, brandissant un drapeau arc-en-ciel, ont notamment demandé de cesser de jeter des projectiles et ont formé une chaîne humaine autour de la statue au centre de la place, devenue un mémorial improvisé après les attentats, pour éviter que les éléments radicaux ne se servent des bougies et autres objets déposés en hommage aux victimes comme des projectiles. Des bougies et des fleurs jonchaient par ailleurs le sol un peu plus loin. A 19 h 40, l’ensemble de la place de la République était dégagé.

Dans la soirée, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve a fait savoir que les forces de l’ordre ont procédé à 208 interpellations, dont 174 gardes à vue.

A proximité de la place de la République, Olivier Besancenot (NPA) dénonce les interpellations dont une centaine de militants du NPA, d’Alternative libertaire et d’Ensemble. « La police s’est attaquée à un cortège qui était organisé, ce qui est rare. C’est un dimanche noir pour le droit de manifester », a-t-il déclaré. La plupart des militants arrêtés ont été relâchés mais certains ont été placés en garde à vue.

A Bruxelles, pour un sommet de l’Union européenne, le président de la République, François Hollande, a déploré ces incidents :

« Nous savions qu’il y avait des éléments perturbateurs qui n’ont rien à voir d’ailleurs avec les défenseurs de l’environnement ou ceux qui veulent que la conférence (COP21) réussisse, et qui sont là uniquement pour créer des incidents. C’est doublement regrettable, j’allais dire même scandaleux, place de la République, là où il y a toutes ces fleurs qui sont déposées, ces bougies en mémoire de ceux qui sont tombés sous les balles des terroristes »

 

Le premier ministre Manuel Valls a également condamné ces évènements « indignes ».

Marches pour le climat partout dans le monde

Ailleurs en France et partout dans le monde — de Lyon à Nantes en passant par Manille, Londres, Tokyo, Madrid ou Melbourne — plus de 570 000 manifestants, selon les organisateurs, ont défilé pour le climat durant tout le week-end, pour exiger un accord ambitieux des 150 chefs d’Etat qui se réunissent à partir de lundi à Paris.

A propos de l'auteur

Stéphanie

Vegan depuis ma plus tendre enfance, j'ai créée ce site afin de partager mon mode de vie avec vous.