Syrie : la Saidnaya, fief de jihadistes

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Plusieurs prisons sont des lieux de torture en Syrie comme l’indique Amnesty International. Si toutes les prisons syriennes sont des lieux où les pratiques les plus ignobles sont commises, c’est dans celle de Saidnaya où des scènes de tortures ont lieu et aussi des endroits où les groupes salafistes extrémistes sévissent.

Au sein de la prison syrienne de Saidnaya environ trois cents morts par mois en moyenne sont enregistrées depuis mars 2011. Une estimation faite par Amnesty International dans son rapport rendu public jeudi sur «les crimes contre l’humanité perpétrés par l’armée syrienne.» un travail effectué au bout de six mois d’enquête chez près de 65 anciens prisonniers, parmi lesquels, figurent 11 femmes, placés dans une dizaine de prisons installées dans les différentes contrées du pays.

D’après le rapport des tortures cruelles et autres maltraitances méthodiques sont faites dans les prisons syriennes.

Située à 30 km de la capitale syrienne, Saidnaya est une prison militaire très affreuse très particulière au point d’occuper la première place dans le rapport de l’ONG. La prison a été reconstituée grâce à une animation 3D sur la base des informations des anciens détenus, le centre carcéral est considéré comme un lieu de mort si l’on tien compte des propos de Nicolette Boehland. Chargée de mener l’enquête pour Amnesty celle a effectué plusieurs conversations avec les ex prisonniers maintenant exilés en Turquie pour la majorité. «Il n’a pas été facile de retrouver les ex prisonniers de Saidnaya souligne Nicolette Boehland, car les survivants sont ceux qui sont les plus vigoureux physiquement, tels qu’un entraîneur de basket ou un cultivateur. Ils ont pu résister aux tortures et au fait de ne pas manger, car ce sont des techniques qui ont provoqué la mort de plusieurs prisonniers.»

Plusieurs centaines ont retrouvé la liberté suite à une grâce qui leur a été accordée par le pouvoir de Damas en 2011. Mais en retrouvant la liberté, ils ont rejoins les groupes islamistes au nord de la Syrie. En fait depuis qu’elle a été édifiée, cette prison devait servir à l’enfermement des personnes opposées au régime du père de Bachar al-Assad. « Il y avait 1 400 prisonniers parmi lesquels, il a été dénombré 1 100 salafistes-jihadistes d’Irak, d’Afghanistan ou d’autres pays. Ceux-ci ont bel et bien subi la torture », explique Dyab Serrihe un ancien détenu qui a séjourné dans ces geôles de 2006 à 2011 à Saidnaya.

« La majorité des dirigeants des organisations extrémistes actuelles qui se battent en Syrie et le Front al-Nusra, Ahrar al-Sham et d’ailleurs Daech proviennent de la Saidnaya Academy.

A propos de l'auteur

Magalie

Rédactrice depuis Avril 2015, je partage ici toutes sortes d'actualités. J'essaie de surtout partager sur mon mode de vie vegan. Au plaisir d'échanger :)